Yamaha 6 ch 2 temps - Guide d'achat et entretien malin

Moteur hors-bord Yamaha 6cv 2 temps, idéal pour votre annexe. Fiche technique complète disponible.

Écrit par

Thibault Gosselin

Publié le

27 juin 2026

Table des matières

Un hors-bord Yamaha de 6 ch en 2 temps reste un moteur simple, léger et très direct à l’usage, à condition de connaître ses vraies spécifications et ses limites. Je rassemble ici la fiche technique utile, les points qui changent selon la version et les vérifications qui comptent vraiment avant un achat ou une remise à l’eau. L’idée est d’éviter les confusions entre générations, surtout quand les annonces mélangent un 6 ch, un 5 ch voisin et des montages décrits trop vite.

Les repères à garder avant de comparer les annonces

  • Le 6CMH correspond bien à la version 6 ch, tandis que le 6DMH voisin descend à 5 ch.
  • Le moteur est un 2 temps à mélange : pas d’huile séparée comme sur un 4 temps, mais un carburant préparé avec l’huile adaptée.
  • La fiche utile tourne autour de 165 cm³, d’un allumage CDI, d’un démarrage manuel et d’une barre franche.
  • Le réservoir portable de 12 L suffit pour des sorties courtes, à condition de surveiller la qualité du mélange.
  • Le numéro de série se lit sur la bride de serrage, côté bâbord, ou sur la partie haute du support pivotant.
  • Un exemplaire sain démarre à froid, refroidit correctement et passe ses vitesses sans à-coup.

Ce que recouvre vraiment ce 6 ch Yamaha deux temps

Dans la pratique, on parle surtout de la famille 6C / 6D / 8C lorsqu’on cherche un Yamaha 6 ch 2 temps d’occasion. Le point important, c’est que le 6CMH est bien la version 6 ch, alors que le 6DMH proche visuellement est annoncé à 5 ch: c’est le genre de détail qui change tout lorsqu’on compare deux annonces qui se ressemblent. Sur la gamme actuelle Yamaha, le 6 ch neuf est passé au 4 temps; le 2 temps que l’on décrit ici concerne donc surtout le marché de l’occasion et les pièces de rechange.

Je préfère partir de la plaque signalétique plutôt que du titre de l’annonce. Le manuel de cette série rappelle que le numéro de série est frappé sur le côté bâbord de la bride de serrage ou sur la partie haute du support pivotant, ce qui permet de vérifier rapidement si l’on a bien affaire au bon modèle. Une fois cette base posée, la fiche technique devient beaucoup plus lisible.

La fiche technique à retenir

Caractéristique Valeur
Modèle de référence 6CMH
Puissance maximale 4,4 kW, soit 6 HP à 4 500 tr/min
Plage à plein gaz 4 000 à 5 000 tr/min
Cylindrée 165 cm³
Alésage x course 50,0 x 42,0 mm
Allumage CDI
Démarrage Manuel
Commande Barre franche
Vitesses Avant, point mort, arrière
Relevage Inclinaison manuelle
Carburant Essence sans plomb, indice mini 90 RON
Réservoir 12 L
Huile moteur Huile 2 temps hors-bord Yamalube
Mélange 50:1 pendant le rodage, puis 100:1 après 10 h
Bougie NGK BR7HS-10
Écartement de bougie 0,9 à 1,0 mm
Huile d’embase Hypoid gear oil SAE 90, 160 cm³
Poids 27,0 kg en arbre S / 27,5 kg en arbre L
Hauteur de tableau 436 mm en S / 563 mm en L
Rapport d’embase 2,08:1

Ce qui ressort, c’est un bloc très simple mécaniquement: pas d’injection, pas d’électronique complexe, pas d’huile séparée comme sur un 4 temps. C’est précisément pour cela qu’il reste intéressant sur une petite annexe ou une coque légère, mais aussi pour cela qu’il faut être rigoureux sur le mélange et sur le refroidissement. Une fois ces chiffres en tête, le vrai sujet devient la façon de le préparer et de le faire durer.

Mélange, rodage et autonomie réelle

Sur ce type de deux temps, le point le plus mal compris reste le carburant. Le manuel Yamaha de cette série indique un rodage avec mélange 50:1, puis un passage au mélange standard 100:1 après les 10 premières heures. Je vois encore beaucoup de moteurs fatigués à cause d’un vieux bidon, d’un dosage approximatif ou d’un mélange mal homogénéisé; sur un 2 temps, ce n’est pas un détail, c’est la base.

  1. Premières 10 minutes : faire tourner le moteur au régime le plus bas possible, idéalement en faux point mort ou à faible charge.
  2. 50 minutes suivantes : ne pas dépasser la demi-gaz, autour de 3 000 tr/min, en faisant varier le régime.
  3. Deuxième heure : monter le bateau sur le plan d’eau, puis revenir vers 3/4 de gaz, autour de 4 000 tr/min.
  4. De la 3e à la 10e heure : éviter les pleins gaz prolongés, couper les longues séquences rapides et laisser refroidir régulièrement.

Après le rodage, je conseille de préparer le mélange proprement et juste avant la sortie, pas pour plusieurs mois de stockage. Le réservoir de 12 L donne une autonomie utile pour des navigations courtes à moyennes, mais il n’existe pas de chiffre universel fiable: le poids embarqué, l’état de l’hélice, le trim et le régime de croisière changent tout. En clair, ce moteur pardonne peu les approximations, mais il récompense un entretien méthodique.

Les vérifications qui font la différence avant l’achat

À l’achat, je regarde d’abord les points qui disent la vérité sur l’état du moteur, pas son âge sur le papier. Un Yamaha de 6 ch 2 temps peut sembler propre visuellement et pourtant être fatigué dans le carburateur, la pompe à eau ou l’embase. Sur un ancien hors-bord, l’historique est rarement complet; il faut donc s’appuyer sur des contrôles simples et concrets.

  • La plaque signalétique : elle confirme le modèle exact, la puissance réelle et le bon arbre.
  • Le démarrage à froid : un moteur sain part sans forcer exagérément ni demander des manœuvres interminables.
  • Le jet de refroidissement : il doit être franc et régulier; sinon, je pense d’abord à l’impeller ou à un circuit encrassé.
  • Le passage des vitesses : avant, point mort et arrière doivent s’enclencher proprement, sans craquement ni retard bizarre.
  • L’embase : une huile laiteuse ou chargée de paillettes révèle souvent une entrée d’eau ou une usure interne.
  • Le carburant et les durites : sur un 2 temps ancien, les dépôts de vieux mélange sont une cause très fréquente de ralenti irrégulier et de démarrage difficile.
  • La corrosion : les anodes, les vis, le support et la bride parlent vite si le moteur a beaucoup vécu en eau salée.

Je fais aussi attention à l’hélice et à l’adéquation avec le bateau. Le manuel rappelle qu’une hélice mal choisie peut dégrader les performances et la consommation; à petite puissance, cet effet est encore plus visible qu’on ne l’imagine. C’est ce contrôle-là, plus que la peinture du capot, qui me dit si l’ensemble est cohérent ou simplement maquillé.

L’entretien qui évite les pannes bêtes

Le vrai avantage d’un ancien 2 temps, c’est qu’il reste accessible à l’entretien courant. Le vrai risque, c’est de croire qu’il supportera tout sans surveillance. La série 6C/6D/8C gagne beaucoup à être rincée, lubrifiée et contrôlée régulièrement, surtout si elle a déjà navigué en mer ou dans une eau chargée.

Fréquence Ce que je contrôle en priorité Pourquoi c’est utile
Après chaque sortie en eau salée ou boueuse Rinçage à l’eau douce Limiter le sel, la boue et les dépôts dans les passages d’eau
10 h / 1 mois Fixations, commandes, carburant, niveau d’huile d’embase Détecter tôt une fuite ou une pièce desserrée
50 h / 3 mois Vidange de l’embase, inspection des anodes, du filtre à carburant et de l’hélice Éviter la corrosion, l’eau dans l’huile et les vibrations
100 h / 6 mois Bougie, thermostat, pompe à eau, réglages de base Garder le refroidissement et l’allumage propres
200 h / 1 an Contrôle plus complet en atelier Fiabiliser un moteur ancien avant une nouvelle saison

Sur ce bloc, la bougie NGK BR7HS-10, l’écartement de 0,9 à 1,0 mm et l’huile d’embase SAE 90 à 160 cm³ sont des repères très concrets si vous entretenez vous-même le moteur. Je surveille aussi les anodes, ces pièces sacrificielles qui se corrodent à la place de l’aluminium: quand elles ont presque disparu, le moteur a déjà beaucoup encaissé. Pour le remontage, le manuel donne aussi des couples utiles, avec 25,0 Nm pour la bougie et 17,0 Nm pour l’écrou d’hélice.

Ce que j’en retiens pour un achat ou une remise en service

Un Yamaha 6 ch 2 temps reste pertinent pour une annexe, une barque légère ou un usage d’appoint, surtout si vous acceptez le mélange essence-huile et un entretien plus attentif qu’avec un 4 temps moderne. Mon conseil est simple: achetez sur l’état réel, pas sur la peinture, et privilégiez un exemplaire qui démarre à froid, refroidit correctement et passe ses vitesses proprement. Si ces trois points sont bons, le reste se gère; s’ils sont faibles, aucune fiche technique ne compensera un bloc fatigué.

Je le vois comme un petit hors-bord honnête, sans sophistication inutile, qui rend encore de vrais services quand il est bien identifié et bien suivi. Pour un usage côtier ou de navigation légère, il garde du sens en 2026, à condition de respecter ses règles de mélange, de ne pas négliger le circuit de refroidissement et de vérifier la compatibilité avec le bateau avant de partir.

Questions fréquentes

Le 6CMH est la version 6 chevaux, tandis que le 6DMH, visuellement similaire, est un moteur de 5 chevaux. Cette distinction est cruciale lors de la comparaison d'annonces d'occasion.

Pendant le rodage (10 premières heures), utilisez un mélange 50:1. Après rodage, passez à un mélange standard 100:1. Préparez le mélange juste avant utilisation pour une performance optimale.

Vérifiez la plaque signalétique, le démarrage à froid, le jet de refroidissement, le passage des vitesses, l'état de l'embase (pas d'huile laiteuse), l'état du carburant/durites et l'absence de corrosion excessive.

Les 10 premières minutes à bas régime, les 50 suivantes à mi-gaz (3000 tr/min), la 2ème heure à 3/4 de gaz (4000 tr/min), puis jusqu'à 10h en évitant les pleins gaz prolongés et en variant le régime.

La bougie recommandée est la NGK BR7HS-10, avec un écartement de 0,9 à 1,0 mm. C'est un élément clé pour un allumage fiable et un bon fonctionnement du moteur.

Évaluer l'article

Note: 0.00 Nombre de votes: 0

Tags:

moteur yamaha 6cv 2 temps fiche technique moteur hors-bord yamaha 6cv 2 temps occasion fiche technique yamaha 6cmh entretien moteur yamaha 6cv 2 temps

Partager l'article

Thibault Gosselin

Thibault Gosselin

Je m'appelle Thibault Gosselin et j'ai 13 ans d'expérience dans le domaine de l'entretien, de la navigation et de la réglementation plaisance. Mon intérêt pour la plaisance a débuté dès mon enfance, lorsque j'ai découvert le plaisir de naviguer sur les eaux. Au fil des ans, j'ai approfondi mes connaissances et j'ai souhaité partager cette passion avec d'autres. J'aime expliquer les subtilités de la navigation, aider les plaisanciers à comprendre les règles et à entretenir leur bateau de manière optimale. Dans mes écrits, je m'efforce de fournir des informations utiles, précises et accessibles. Je prends le temps de vérifier mes sources et de comparer les informations afin de simplifier les sujets complexes. Je suis également attentif aux tendances actuelles dans le domaine, ce qui me permet d'organiser mes connaissances de manière claire et pertinente. Mon objectif est d'accompagner les lecteurs dans leur aventure nautique en leur offrant des conseils fiables et à jour.

Écrire un commentaire